Les autorités et populations de Dadiassé ont participé avec ferveur au Festival des danses et traditions
La 2ème édition du Festival des arts et de la tradition des danses de Dadiassé (Transua, dans la région du Gontougo) a eu lieu le dimanche 6 septembre 2026, autour du thème : « Les alliances interethniques facteurs de Cohésion sociale », informe une note consultée par pressecotedivoire.ci. Cette activité organisée, dans le but de renforcer la cohésion sociale et de valoriser le patrimoine culturel local a été l’occasion, selon commissaire général Marcel Kossonou, de rassembler les ressortissants de Dadiassé autour de leur identité culturelle. Ce dernier a situé l’historique de ce festival. « Le festival est lié à la fête annuelle de l'igname de la divinité Tan Kwabran Abribônon. Celle-ci a baissé de popularité depuis plus de 20 ans. C’est le souci de revaloriser cette fête populaire dans le passé que nous l’avons mué Festival des Arts et Traditions de Dadiassé », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Ce festival n’a pas de couleur politique ni de frontières religieuses. Il est le cœur battant de notre fraternité ». Avant d’inviter l’ensemble des communautés à s’approprier cette initiative. Il a profité pour solliciter un appui pour la réhabilitation du temple du Tano Kwabran Abrinônin ( la divinité salvatrice et protectrice du peuple Brong), vieux de plus d’un siècle, la restauration du palais royal et son inscription au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Intervenant au nom du chef de la province Pinango du royaume Bron, Nanan Adou Bibi 2, Nanan Kouamé Adjoumane, a expliqué que les alliances interethniques constituent un pacte moral fondé sur la confiance, la non-agression et la non-violence. Selon lui, elles jouent un rôle essentiel dans la prévention et le règlement des conflits. « Entre alliés, il n’y a pas de guerre. On ne frappe pas l’allié. On n’humilie pas l’allié », a-t-il rappelé, soulignant que ces alliances constituent un mécanisme traditionnel de régulation sociale et de préservation de l’harmonie entre les communautés. Par ailleurs, Nanan Kouamé Adjouman a relevé que le royaume Brong entretient un vaste réseau d’alliances avec plusieurs communautés ethniques. Ces liens reposent notamment sur la solidarité, le respect mutuel et le recours au dialogue en cas de différend. Dans cette dynamique de valorisation du patrimoine, plusieurs danses traditionnelles ont été présentées au public, notamment les danses Bemtô, Tanoh et Naya de Sapli- Sépingo, une danse à caractère guerrier. Quant au directeur régional de la Culture et de la Francophonie, Kouadio Homan Evariste, il a invité les populations à devenir de véritables « soldats de la culture ». Il les a encouragé à faire de la culture un facteur de rapprochement plutôt qu’un élément de division. Tout en insistant sur la nécessité de transmettre aux jeunes les principes qui régissent les alliances interethniques, notamment l’acceptation de la médiation de l’allié, le respect des alliés de l’allié et la transmission de ces valeurs aux générations futures. Le secrétaire général de la préfecture de Transua, Gbozé Charles Mickael, a, pour sa part, salué la célébration et les efforts entrepris pour préserver les traditions et les valeurs culturelles de Dadiassé. La manifestation a également été marquée par la remise de nouveaux tambours cérémoniels à la chefferie, ainsi que par des initiatives destinées à favoriser la transmission du patrimoine culturel aux jeunes. Solange ARALAMON
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