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Réforme électorale : l’opposition veut harmoniser ses propositions pour parler d’une seule voix au gouvernement
Aujourd'hui, 09:06

L’opposition cherche une position commune avant le dialogue avec le gouvernement

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Des formations politiques de l’opposition et organisations de la société civile ont rencontré, mercredi 9 septembre 2026, la direction du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), à sa maison du parti à Cocody, en vue d’harmoniser leurs propositions sur la réforme du système électoral et de dégager une position commune à soumettre au gouvernement.

Cette rencontre s’inscrit dans la démarche engagée par la plateforme favorable à la création d’un Haut Conseil électoral (HCE), la Coalition pour l’alternance pacifique en Côte d’Ivoire (CAP-CI), conduite par Pascal Affi N’Guessan, et Aujourd’hui et demain la Côte d’Ivoire (ADCI), dirigée par Assalé Tiémoko, pour parvenir à une « unité d’action » de l’opposition sur la question du futur organe électoral.

Après une première rencontre tenue le 1er septembre au siège du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), les représentants de ces différentes composantes de l’opposition ont ainsi échangé avec 17 responsables du PDCI-RDA, sous la conduite du vice-président Georges-Philippe Ezaley.

Les travaux, débutés à 10 heures, se sont poursuivis jusqu’en début d’après-midi et ont principalement porté sur les différentes propositions relatives à la mise en place du nouvel organe chargé de la gestion des élections en Côte d’Ivoire.

Pour la présidente du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Ehivet Gbagbo, qui conduit la plateforme pour la création du HCE, l’enjeu est de parvenir à une unité de pensée autour de la réforme électorale afin de présenter une proposition commune au gouvernement.

« Nous sommes venus au PDCI pour ce même plaidoyer, se mettre ensemble pour faire une proposition commune à présenter au gouvernement pour que le système électoral soit effectivement réformé dans notre pays », a-t-elle déclaré.

Elle a insisté sur la nécessité de parvenir à un système électoral permettant que les échéances électorales se déroulent « dans la confiance, dans la transparence, dans l’unité, dans la paix », estimant que les réformes envisagées doivent être consensuelles, au regard de l’histoire politique de la Côte d’Ivoire.

De son côté, le président de la CAP-CI, Pascal Affi N’Guessan, a plaidé pour l’ouverture d’un dialogue entre le gouvernement et l’ensemble des acteurs politiques et sociaux avant toute adoption d’un nouveau dispositif électoral.

« Il faut d’abord que nous puissions obtenir avec le gouvernement un dialogue sur le futur organe. Il ne faut pas que ce futur organe soit le fruit d’une action unilatérale du gouvernement », a-t-il soutenu.

Pour lui, cette démarche doit aboutir à une proposition consensuelle de l’opposition avant la rentrée parlementaire et avant la transmission éventuelle d’un projet de texte à l’Assemblée nationale.

« Le véritable débat doit se faire avant la rentrée parlementaire », a-t-il insisté, identifiant deux conditions essentielles : l’acceptation par le gouvernement du principe du dialogue et la capacité des partis de l’opposition à se présenter à cette concertation avec une proposition commune.

Le président de l’ADCI, Assalé Tiémoko, a également appelé à une démarche commune des différentes formations politiques afin de peser collectivement dans les discussions sur le futur organe électoral.

Il a souhaité que cet organe soit conçu comme une institution au service de l’ensemble des Ivoiriens, et non comme un mécanisme appartenant exclusivement au gouvernement ou à l’opposition.

Au terme des échanges, le PDCI-RDA, par la voix de son vice-président Georges-Philippe Ezaley, s’est félicité de l’initiative et a relevé le caractère enrichissant des discussions.

« Nous avons appris à partager nos expériences sur ce dossier et surtout à voir comment travailler ensemble pour obtenir effectivement du gouvernement cette concertation, que lui-même a appelée "dialogue républicain" sur le nouvel organe électoral », a-t-il expliqué.

Le PDCI-RDA a réaffirmé sa volonté de travailler avec les autres acteurs politiques à la mise en place d’un dispositif électoral consensuel et inclusif, estimant que la réforme du futur organe électoral constitue une question qui concerne l’ensemble de la nation.

Les différentes délégations ont ainsi convenu de poursuivre les échanges afin d’harmoniser leurs propositions et de favoriser l’ouverture, par le gouvernement, d’une concertation avant la présentation d’un éventuel projet de réforme devant le Parlement.

Cette démarche vise, selon les participants, à créer les conditions d’élections libres, transparentes, crédibles et apaisées en Côte d’Ivoire.

 

Lambert KOUAME

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