Lutte contre la désinformation : les Comités locaux pour l’intégrité de l’information installés à Toumodi et Daoukro
L’installation de ces comités locaux pour l’intégrité de l’information va renforcer la sensibilisation à la vérification de l’information
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Les Comités locaux pour l’intégrité de l’information (CL2I) ont été installés à Toumodi et Daoukro, avec pour objectif de renforcer la lutte contre la désinformation, de promouvoir la vérification des faits et de sensibiliser les populations, notamment les jeunes, à une utilisation responsable des médias et des réseaux sociaux.
Initiée par le ministère de la Communication dans le cadre de l’opération « En ligne Tous Responsables », cette démarche vise à rapprocher la lutte contre les fausses informations des populations et à favoriser l’émergence d’une véritable culture de l’information fiable au niveau local.
À Toumodi, la réunion d’installation du comité s’est tenue lundi 24 août 2026, à la salle de conférences de la préfecture, en présence de la Secrétaire générale 2 de la préfecture, Inès Yomafou, et du Sous-préfet de Toumodi, Sele Gouanou Serge Claver.
La délégation du ministère de la Communication était conduite par la Directrice du Développement des Nouveaux Médias (DDNM), Evelyne Kouamé Kodjo, venue présenter les enjeux et les objectifs de cette initiative.
Le comité local devra notamment contribuer à promouvoir la vérification des faits, sensibiliser les populations aux bonnes pratiques en matière de consommation et de partage de contenus sur Internet et encourager une utilisation responsable des outils numériques, a-t-elle rappelé.
À Daoukro, dans la région de l’Iffou, le Comité local pour l’intégrité de l’information a été officiellement installé vendredi 28 août 2026. Placé sous la présidence du préfet de région et préfet du département de Daoukro, Djiké Raymond Claude, le comité était représenté à la cérémonie par la Secrétaire générale de la préfecture, Banto Florentine épouse Diarra.
La cérémonie a enregistré la présence de représentants des autorités administratives, des élus locaux, des services de communication, des forces de sécurité ainsi que de plusieurs acteurs de la région.
Selon les responsables de l’initiative, l’installation de ces comités répond à la nécessité de renforcer la vigilance face à la prolifération des fausses nouvelles et des contenus trompeurs sur les réseaux sociaux, susceptibles d’alimenter les incompréhensions, les tensions et de fragiliser la cohésion sociale.
Les CL2I ont ainsi pour mission de créer une synergie entre les autorités, les médias, la société civile, les leaders communautaires, les jeunes et le milieu scolaire afin de favoriser un environnement informationnel plus fiable.
À Daoukro, la Secrétaire générale de la préfecture a souligné qu’une information fiable contribue à mieux éclairer les citoyens, à préserver la paix et à renforcer la cohésion sociale, tandis que la désinformation peut être source de tensions et de divisions.
Pour sa part, la Directrice du Développement des Nouveaux Médias a exhorté les membres du comité à faire preuve de rigueur, d’impartialité et de responsabilité dans l’exercice de leur mission. Elle les a invités à privilégier la pédagogie et le dialogue, avec un accent particulier sur la jeunesse.
Elle a également insisté sur la nécessité pour les membres des comités de travailler en étroite collaboration avec les médias, la société civile, les leaders d’opinion, les jeunes et le milieu scolaire, tout en restant à l’écoute des préoccupations des populations.
La mission des CL2I comprend également la promotion du fact-checking, la sensibilisation au civisme numérique et l’apprentissage des mécanismes permettant de vérifier la fiabilité des informations avant leur diffusion.
Cette démarche s’est concrétisée à Daoukro par une immersion à la radio locale La Voix de l’Iffou, au cours de laquelle la délégation a échangé avec l’équipe de production et lancé un appel aux auditeurs en faveur d’un comportement responsable sur les plateformes numériques.
Les nouveaux membres du comité ont, par ailleurs, bénéficié d’un atelier consacré au cadre légal du numérique et aux techniques de vérification des faits, animé par l’enseignant-chercheur à l’ESATIC, Cédric Cissé.
À travers l’installation de ces structures locales, le ministère de la Communication entend ainsi renforcer la responsabilité collective autour de l’information et contribuer à faire de la vérification des faits et du civisme numérique des réflexes partagés par les citoyens.
Lambert KOUAME
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