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TAYORO Franck-Timothée (Président du CNACO) : Mobilisation et Animation « Nous franchirons un cap cette saison »
Hier, 22:31

CNACO

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Dans la perspective des préparatifs de la nouvelle saison, le Président du CNACO, TAYORO Franck-Timothée, jette un œil dans le rétroviseur pour dresser un bilan encourageant du précédent exercice. Une occasion également de poser les bases d’une saison 2026-2027 avec un meilleur accompagnement des équipes mimosas lors des différentes joutes. « La mobilisation et l’animation franchiront un cap dès cette saison », promet le patron des Actionnaires, dans cet entretien. 

Vous sortez d’une importante séance de travail avec les organes sous votre autorité et le PCA. Que devrait-on retenir de cette rencontre ? Cette rencontre consentie par le PCA visait à réfléchir avec tous les organes sur l’animation autour des matchs de nos équipes, lors de la saison écoulée mais aussi pour celle à venir. Et nous en ressortons heureux. Car, à l’instar de nos équipes de football (féminine et masculine) qui ont réussi leur saison en raflant le titre de Championne et Champion de Côte d’Ivoire au terme d’un exercice maitrisé, le CNACO, par l’intermédiaire du Mur Jaune (la cellule officielle d’animation de l’ASEC Mimosas), a su tenir sa place aux côtés de nos héros. Notre bilan est encourageant, je dirais même qu’il est satisfaisant. C’est tout le sens de cette rencontre du 27 juin dernier. C’était une tribune pour le PCA qui s’était pleinement impliqué dans l’organisation de l’animation dans les stades, d’apprécier de vive voix, la participation du Mur Jaune, aux différents matchs. Nous en sommes repartis heureux et gonflés à bloc, à l’idée de rééditer ce qui a été bien fait, sinon de faire mieux. C’est vrai que nous n’avons pas rempli les stades comme tout le monde en rêve. Mais nous saluons tous ces inconditionnels qui croient encore en l’ASEC Mimosas et qui se sont mobilisés pour pousser nos joueuses et joueurs à ce 2e sacre consécutif pour les féminines et le 30e de l’histoire de notre équipe masculine.

Que vous inspirent justement ces deux sacres, vous qui avez été à la fois témoin et acteur des 23 titres de champion enlevés sous la direction du PCA, Me Roger OUÉGNIN ? Avant de parler de mes sentiments, je dirais que c’est déjà un grand honneur pour moi de vivre cela en étant le Président du CNACO. Jeune, fougueux et très actif à l’époque, j’ai pu, avec plusieurs autres amis, donner de la voix dans les tribunes pour aider, à ma manière, à l’obtention, en 1990, de notre 8e titre, le tout premier de l’ère Roger OUÉGNIN. Aujourd’hui, 36 ans après, grâce au Tout-Puissant, me voici président de tous les supporters de l’ASEC Mimosas, en train de célébrer le 23e sacre du PCA et le 30e de l’histoire de notre club. Ma joie est immense, à l’instar de celle de tous les Actionnaires. C’est le lieu de témoigner toute ma reconnaissance au Créateur qui me donne la force de toujours servir ce merveilleux club qui continue de faire la fierté de tout le football ivoirien. Je n’oublie pas non plus le PCA qui a bien voulu faire de moi son collaborateur. J’adresse mes sincères remerciements, ainsi que ceux du CNACO, à toutes ces personnes : dirigeants, encadrants, athlètes et supporters qui se sont mobilisés pour contribuer, chacun à son niveau, à ce succès. Cette saison a vu aussi l’organisation, en deux étapes, d’un conclave avec le PCA Me Roger OUEGNIN. 

Avez-vous le sentiment que ces assises ont influé sur les activités du CNACO ? Bien entendu ! Le conclave était un cadre d’échanges directs et constructifs entre le CNACO et le PCA, le chef de la famille ASEC Mimosas. Il visait à améliorer, voire à créer la cohésion de la famille Mimosas et à faire converger les intelligences, les forces et les vibrations. Donc, évidemment, cela a été utile. Suite à ces rencontres, nous avons organisé du mieux que nous pouvions, avec le concours du PCA, l’animation dans les tribunes, notamment lors de la manche retour de la Ligue 1. Ce qui a assuré aux joueurs plus de motivation pour surmonter les plus rudes adversités. Avec le PCA Me Roger OUÉGNIN, rien n’est fait au hasard. Et tout ce qui est entrepris vise forcément à apporter un plus au développement du club. Au-delà de l’animation, comment jugez-vous le bilan de la mobilisation et de la constitution des comités dont vous avez aussi la charge ? Ce travail est assuré par les organes centraux, à savoir les Zones Sud et Centre-Nord, et le Pôle numérique à travers les comités. À ce niveau, beaucoup a été fait. Et nous saluons toutes les actions qui sont posées çà et là par ces Actionnaires et amoureux du club. Nous sommes conscients des difficultés, mais nous avons foi en le travail mené avec conviction et persévérance. Il en va de même pour la formation des comités. Nous insistons, multiplions les campagnes de sensibilisation et de mobilisation. C'est un travail méthodique, progressif, qui porte ses fruits, mais dont le résultat n’est pas suffisamment perceptible de l’extérieur sur une seule saison. Nous nous réjouissons de l’engouement qu’il y a eu autour du club, notamment à Bouaké, à Korhogo et à San Pedro, en dépit du peu de matchs que nous y jouons. À Abidjan, notre sortie prématurée de la Ligue des champions a quelque peu refroidi les ardeurs, avant un regain d’engouement dans la deuxième moitié de la saison. Heureusement, notre excellent bilan sportif devrait nous faciliter la tâche au cours de la nouvelle saison. Président du CNACO, vous êtes aussi vice-président du tribunal du football de la FIF… Ne craignez-vous pas un conflit d'intérêts, au regard de votre appartenance à la puissante ASEC Mimosas ? Non, il ne peut y avoir de conflit d'intérêts, parce que c'est un tribunal au sens propre du terme. Il obéit à des règles d’organisation et de fonctionnement strictes, comme les tribunaux ordinaires que nous connaissons. J’en suis un vice-président. S'il devait y avoir un conflit d'intérêts, le président du tribunal serait compétent pour gérer les questions qui pourraient mettre en doute mon impartialité. Ces considérations n’ont pas d'incidence. C'est ainsi que le tribunal a toujours fonctionné. De plus, au tribunal du football, nous sommes des juges, mais nous ne travaillons pas seuls. Nous sommes accompagnés par des assesseurs représentant, en nombre égal, les dirigeants et les joueurs. À ce niveau, le juge professionnel que je suis ne fait qu'arbitrer, comme cela se fait au tribunal du travail ou au tribunal du commerce, par exemple. Avec notre œil de juriste, nous apportons la touche professionnelle aux côtés des assesseurs des deux camps. Pour les Actionnaires, n'y a-t-il pas à craindre que leur présidence s'éloigne un peu plus, occupé par ses nouvelles tâches ? Jeune magistrat, sans expérience, je conjuguais déjà mes activités professionnelles avec mon militantisme à l'ASEC Mimosas. Et je le fais depuis plus de 35 ans. Ce n'est donc pas aujourd'hui que je vais me laisser détourner par des tâches professionnelles, fussent-elles nouvelles ou spéciales. Cette nouvelle charge au niveau fédéral ne m'empêche absolument pas d’accomplir ma mission à la tête du CNACO. Je demeure le même TAYORO Franck-Timothée, un magistrat animé par le même degré d'amour pour l'ASEC Mimosas, la même force et la même abnégation au service de notre club de cœur. D'ailleurs, je vois ma participation au tribunal du football comme une autre façon de servir l'ASEC Mimosas. D’autant plus que je siège dans cette juridiction avec les bénédictions de notre PCA, Me Roger OUÉGNIN. La saison 2026-2027 approche à grands pas avec de nombreux défis à relever. Le CNACO y pense-t-il déjà ? Bien sûr que le CNACO y pense. Chez nous, la fin d’une saison ouvre forcément la suivante. Voilà pourquoi nous nous obligeons toujours à nous retrouver pour dresser le bilan de l’exercice clos et en tirer les leçons qui s’imposent en vue d’une amélioration. Aussi, en attendant l’Assemblée générale de l’ASEC Mimosas du 23 août prochain, qui définira les grandes lignes et les orientations de la nouvelle saison, nous, au CNACO, sommes déjà à pied d’œuvre pour être à la hauteur des défis locaux et continentaux qui nous attendent. Très bientôt, vous verrez les dispositions que nous prenons pour répondre présent le moment venu. En attendant, nous pouvons assurer que le CNACO sera davantage présent aux côtés de nos équipes, tant en termes de mobilisation que d’animation. En somme, la mobilisation et l’animation franchiront un cap à l’ASEC Mimosas dès la saison qui commence bientôt. A ce sujet, avez-vous une adresse spéciale à l’endroit des Actionnaires ? Je voudrais d'abord leur réitérer mes vives et chaleureuses félicitations pour notre belle saison écoulée, couronnée par ce doublé historique (champions de Côte d’Ivoire chez les hommes et chez les dames). Je les invite à considérer les acquis du précédent exercice comme un tremplin pour aller à la conquête de plus grands lauriers. Aussi, je tiens à les inviter à la remobilisation, puis à sensibiliser autour d'eux, chacun dans son cadre de vie et d'activités. Car l'objectif du CNACO est de faire revenir progressivement le public de l'ASEC Mimosas dans les tribunes. Cette mission doit être portée par chaque Actionnaire, voire par chaque amoureux de l'ASEC Mimosas. C'est l'appel que le président du CNACO lance à tous les Actionnaires et sympathisants mimos pour la nouvelle saison, qui verra nos équipes féminine et masculine repartir à la conquête de la Ligue des champions, en plus des échéances locales. Mais avant cela, nous leur donnons rendez-vous le 23 août 2026, à la Bourse du Travail de Treichville, pour l’Assemblée générale ordinaire élective de l’ASEC Mimosas. C’est notre rendez-vous annuel, voulu par nos statuts, pour réfléchir et construire ensemble notre club. Et nous n’avons pas le droit de rester en marge.

 Interview réalisée par René KOFFI

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