Vous consultez la nouvelle version du site. Pour accéder à l'ancienne version, cliquez ici.
Flash info
PPEF : Lionel PCS etApoutchou National condamnés à de lourdes peines
Aujourd'hui, 15:43

Apoutchou National et ses co-accusés ont le temps de faire appel

Ecoutez cet article en audio

Lire
Continuer
Pause
Arrêter

Le verdict est tombé dans l’affaire dite du Placement de Paris Sportifs et Financiers (PPEF). Le tribunal a prononcé de lourdes peines contre plusieurs prévenus, notamment Akobé Lionel, connu sous le nom de Lionel PCS, et Agbré Stéphane alias Apoutchou National. Outre les peines d’emprisonnement, la justice a ordonné d’importantes amendes ainsi que la confiscation de nombreux biens.

Akobé Lionel PCS a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 264 millions de FCFA. Le tribunal a également ordonné la confiscation de trois véhicules de luxe, déjà saisis puis vendus par l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels (AGRAC). Les avoirs disponibles sur ses comptes bancaires ont également été confisqués. À ces sanctions s’ajoutent deux condamnations pécuniaires : 100 millions de FCFA à verser à l’État de Côte d’Ivoire et 100 millions de FCFA à la Loterie nationale de Côte d’Ivoire (Lonaci).

De son côté, Agbré Stéphane, plus connu sous le sobriquet d’Apoutchou National, a été condamné à trois ans de prison ferme et à une amende de 264 millions de FCFA. La justice a prononcé la confiscation des soldes créditeurs de deux comptes bancaires ainsi que de plusieurs biens immobiliers. Sont concernés deux terrains situés à Bingerville, un terrain à Anyama et un autre à Agboville. Comme Lionel PCS, il devra verser 100 millions de FCFA à l’État ivoirien et 100 millions de FCFA à la Lonaci.

Les coaccusés Doffou Doffou et Sidibé Kader ont chacun écopé de trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 264 millions de FCFA. Quant à Fofana Abdoulaye, il a été condamné à douze mois d’emprisonnement et à une amende du même montant. Sa société a également été condamnée à payer une amende de 264 millions de FCFA.

Prison ferme sans mandat de dépôt

Bien que les condamnations soient assorties de peines de prison ferme, le tribunal n’a pas décerné de mandat de dépôt à l’audience contre certains condamnés. Cette situation signifie que les intéressés ne sont pas immédiatement conduits en détention à l’issue du prononcé du jugement. Ils demeurent libres, sous réserve des procédures d’exécution de la décision et des éventuelles voies de recours prévues par la loi. La peine demeure toutefois exécutoire selon les modalités fixées par les autorités judiciaires compétentes.

Des confiscations qui renforcent la sanction

Au-delà des peines privatives de liberté et des amendes, la décision judiciaire frappe durement le patrimoine des condamnés. Les confiscations ordonnées portent aussi bien sur des véhicules de luxe que sur des terrains et des avoirs bancaires. Ces biens, considérés comme liés aux infractions retenues ou issus de celles-ci, sont transférés au profit de l’État conformément aux dispositions légales en vigueur.

Cette mesure vise non seulement à sanctionner les auteurs des faits, mais également à les priver des avantages économiques tirés des activités incriminées. Dans le cas de Lionel PCS, les trois véhicules saisis avaient déjà été vendus par l’AGRAC. Pour Apoutchou National, plusieurs propriétés foncières réparties entre Bingerville, Anyama et Agboville tombent désormais dans le patrimoine de l’État.

Des peines complémentaires sévères

Le tribunal a également prononcé plusieurs peines complémentaires contre Lionel PCS et Apoutchou National. Les deux hommes sont interdits de quitter le territoire national pendant une période de trois ans. Ils sont également privés de leurs droits civiques et politiques.

La décision leur interdit en outre d’émettre des chèques et d’utiliser des cartes de crédit pendant six ans. Enfin, ils ne pourront exercer des fonctions de gérant ou de directeur d’entreprise durant la même période.

Modeste KONÉ

Donnez votre avis