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La présidente de l’Ordre des sages-femmes et des maïeuticiens dévoile sa vision et appelle à une inscription massive au tableau de l’Ordre
Aujourd'hui, 14:40

La présidente de l’Ordre des sages-femmes présente sa vision et appelle à la mobilisation des professionnels

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La présidente du Conseil national de l’Ordre des sages-femmes et des maïeuticiens de Côte d’Ivoire (CNOSFM-CI), Géromina Tiémélé, a présenté, jeudi 23 juillet 2026 à l’Institut national de la santé publique (INHP) de Treichville, le programme de réformes de son mandat, articulé autour de la modernisation, de la transparence, de la proximité et de la bonne gouvernance, tout en lançant un appel à l’ensemble des professionnels à s’inscrire massivement au tableau de l’Ordre.

S’exprimant à l’occasion du lancement officiel des activités 2026 du Conseil national, couplé à la mise en service de la plateforme numérique d’inscription au tableau de l’Ordre, Mme Tiémélé a affirmé sa volonté de bâtir « une institution forte, crédible, moderne, proche de ses membres et pleinement engagée au service de l’excellence professionnelle ».

Selon elle, le mandat du nouveau Conseil national sera marqué par un vaste programme de réformes visant à renforcer durablement la gouvernance de l’institution, à améliorer les services offerts aux membres, à promouvoir le développement continu des compétences, à mieux protéger l’exercice professionnel et à développer des mécanismes de solidarité au profit des sages-femmes et des maïeuticiens.

« Notre vision est de bâtir un ordre qui accompagne davantage ses membres, qui soit plus proche de leur réalité quotidienne et qui réponde avec efficacité aux défis de l’exercice professionnel », a-t-elle déclaré.

La présidente du CNOSFM-CI a également rappelé que l’Ordre est une institution de droit public créée par la loi n°2014-133 du 24 mars 2014, chargée d’encadrer l’exercice de la profession, de veiller au respect des règles déontologiques, de défendre la dignité de la profession et de garantir des soins de qualité aux populations.

Insistant sur le caractère obligatoire de l’inscription au tableau de l’Ordre, elle a lancé un appel solennel à l’ensemble des sages-femmes et des maïeuticiens exerçant en Côte d’Ivoire.

« Faisons ensemble du tableau de l’Ordre le reflet fidèle de notre profession. Inscrivons-nous massivement. S’inscrire, c’est exercer sa profession dans la légalité, protéger et valoriser notre profession et renforcer la crédibilité de notre corporation », a exhorté Mme Tiémélé.

Elle a expliqué que la plateforme numérique officiellement mise en service simplifiera les procédures d’inscription et permettra de disposer d’un tableau national fiable, sécurisé et régulièrement actualisé. Elle a assuré qu’un dispositif d’accompagnement sera progressivement déployé dans les 113 districts sanitaires afin d’aider les professionnels à s’approprier cet outil numérique.

Pour la présidente du Conseil national, cette plateforme constitue le premier jalon d’une transformation plus profonde de l’institution. Elle a invité ses pairs à adhérer pleinement à cette dynamique de modernisation, estimant que la réussite des réformes dépendra avant tout de leur engagement collectif.

« Aucun conseil national, aussi engagé soit-il, ne peut transformer durablement une institution sans l’adhésion de celles et ceux qu’il représente », a-t-elle souligné, invitant les professionnels à contribuer, par leurs idées et leurs observations, à la construction d’un ordre plus fort et plus utile.

Représentant le ministre de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, l’inspecteur général de la santé, Dr Bernard Kpaho, a salué une initiative qui s’inscrit dans la politique gouvernementale de transformation numérique et de modernisation de la gouvernance des professions de santé.

Il a invité les sages-femmes et les maïeuticiens à accomplir leur devoir d’inscription au tableau de l’Ordre, estimant que cette démarche, au-delà de son caractère légal, traduit l’attachement des professionnels aux valeurs de responsabilité, d’éthique et d’excellence.

Le représentant résident de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, Saïdou Kaboré, a, pour sa part, réaffirmé l’engagement des partenaires techniques et financiers à accompagner la modernisation de l’Ordre. Il a souligné que le renforcement des sages-femmes constitue un investissement majeur pour la santé maternelle et néonatale, rappelant que les progrès enregistrés par la Côte d’Ivoire en matière de réduction de la mortalité maternelle sont le résultat des efforts conjugués du gouvernement, des partenaires et des professionnels de santé.

Lambert KOUAME

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