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Parlement Panafricain : le candidat algérien Fateh Boutbig choque en qualifiant l’Algérie de « pays quasi européen »
Aujourd'hui, 15:12

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Alors qu’il brigue la présidence du Parlement panafricain (PAP), Fateh Boutbig, leader du Front El-Moustakbal, suscite une vive polémique à travers le continent. En affirmant que l’Algérie est devenue un « pays quasi européen », le candidat semble renier l’ancrage africain de son pays, au moment même où il sollicite les suffrages de ses pairs africains.

Une déclaration qui passe mal

Dans une vidéo qui circule massivement sur les réseaux sociaux, Fateh Boutbig ne cache pas son enthousiasme pour les réformes en cours dans son pays. Cependant, le choix de ses mots a provoqué la stupéfaction : « Aujourd’hui, vous voyez que l’Algérie est devenue presque un pays quasi européen », affirme-t-il avec assurance.

Pour de nombreux observateurs et internautes africains, cette comparaison est vécue comme un aveu de complexe de supériorité ou, au mieux, une maladresse diplomatique majeure. Comment prétendre diriger l’institution législative de l’Union Africaine tout en utilisant l’Europe comme l’unique standard de réussite et de développement ?

 

Cette sortie intervient dans un contexte particulier. Le ministre algérien du Commerce, Kamel Rezig, multiplie les rencontres pour promouvoir les produits nationaux, saluant le rôle de la diaspora dans l’exportation vers l’Europe (comme lors de sa récente rencontre avec Fayçal Ouchene). Si l’ouverture économique est légitime, le discours politique de Boutbig, lui, semble ramer à contre-courant du panafricanisme.

À l’heure où le continent revendique son identité, sa souveraineté et ses propres modèles de développement, se définir comme « quasi européen » sonne comme un anachronisme.

 

GZ

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