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Commerce intrarégional : les États ouest-africains engagés pour lever les obstacles
Aujourd'hui, 14:37

Abidjan accueille une initiative pour dynamiser le commerce intrarégional

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La capitale économique ivoirienne a abrité, ce mardi 28 avril 2026, au Sofitel Hôtel Ivoire, le lancement d’une initiative régionale en faveur de l’intégration économique en Afrique de l’Ouest, avec un accent particulier sur le renforcement des échanges commerciaux intrarégionaux, considérés comme un levier essentiel de croissance et de développement durable.

Intervenant à l’ouverture des travaux au nom du gouvernement, le ministre Jean-Louis Moulot, représentant le ministre chargé de l’intégration africaine, Adama Dosso, a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à consolider le marché commun de la CEDEAO.

Il a souligné que, depuis plusieurs décennies, l’organisation sous-régionale a mis en place des instruments structurants, notamment la libre circulation des personnes, le schéma de libéralisation des échanges et le tarif extérieur commun, qui constituent le socle de l’intégration économique ouest-africaine.

Selon lui, le commerce intrarégional demeure « l’expression la plus tangible de l’intégration pour les populations », en particulier dans le secteur alimentaire. Il a relevé que les échanges dans ce domaine représentent plusieurs milliards de dollars, dont une part importante reste informelle, traduisant à la fois le dynamisme du secteur et les contraintes à lever.

Le représentant du gouvernement ivoirien a ainsi plaidé pour la levée des barrières non tarifaires, la modernisation des corridors de transport et la digitalisation des procédures douanières, afin de fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité des économies de la sous-région.

Il a également insisté sur la nécessité d’une meilleure inclusion des femmes commerçantes et des petites et moyennes entreprises, acteurs clés du commerce transfrontalier.

Abordant la question de l’investissement, Jean-Louis Moulot a indiqué que la consolidation du marché commun passe par un environnement des affaires attractif et harmonisé. Il a appelé à un alignement des politiques régionales avec les mécanismes continentaux, notamment la Zone de libre-échange continentale africaine, en vue de faire de l’Afrique de l’Ouest un espace économique intégré et compétitif.

Les participants ont par ailleurs évoqué l’importance de la protection des consommateurs, de l’harmonisation des normes et du renforcement de la qualité des produits, afin de bâtir un marché fondé sur la confiance.

La dimension environnementale a également été au centre des échanges, avec un appel à intégrer les enjeux liés à la durabilité, notamment la lutte contre la pollution plastique et la préservation des ressources naturelles, dans les politiques économiques régionales.

S’agissant de la mobilité, les intervenants ont rappelé que la libre circulation des personnes constitue un acquis majeur de la CEDEAO, tout en soulignant la nécessité de renforcer la gestion sécurisée et efficace des frontières.

Malgré les défis sécuritaires et politiques, les États membres ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les efforts d’intégration. « L’intégration régionale n’est pas une option, mais une responsabilité collective », a indiqué le représentant ivoirien.

Le vice-ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire de la Sierra Leone, dans son discours d’ouverture, a appelé à une action concertée pour faire du commerce intrarégional un moteur de sécurité alimentaire, de création d’emplois et de réduction de la pauvreté.

Les travaux devraient déboucher sur des recommandations concrètes en vue de renforcer les échanges commerciaux, améliorer l’environnement des affaires et accélérer la transformation économique de l’Afrique de l’Ouest.

Lambert KOUAME

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