le Mali a vecu l'un de ses weekend les plus tragique
Le Mali a vécu l’un des week-ends les plus sombres de ces derniers mois. L’armée malienne a été confrontée à une série d’attaques coordonnées menées par des groupes armés terroristes dans plusieurs points stratégiques du pays. La capitale Bamako, la ville-garnison de Kati, ainsi que Mopti, Sévaré, Gao, Bourem et Kidal ont été simultanément visées le samedi 25 avril 2026.
Des attaques coordonnées, un silence qui interroge
Ces offensives, menées entre le 25 et le 26 avril par des éléments du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et du Front de libération de l’Azawad, traduisent une montée en puissance inquiétante des groupes terroristes dans la région.
Face à cette situation critique, le chef de la transition, le colonel Assimi Goïta, est resté silencieux jusqu’à présent. Les alliés du Mali au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Niger et le Burkina Faso, ont réagi par communiqué, sans intervention directe.
Un pays en deuil
Dans ce contexte lourd, les autorités maliennes ont décrété un deuil national de deux jours à la suite du décès du général Sadio Camara.
Lors d’un point de presse, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a livré une déclaration empreinte d’émotion :
« M’exprimer aujourd’hui n’est pas aisée, d’autant plus qu’il s’agit du premier jour d’un deuil national décrété pour rendre hommage à Feu le Général Sadio Camara. Je m’incline devant la mémoire de l’illustre disparu et des autres victimes civiles et militaires, tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. »
Selon des informations relayées par l’agence TASS, citant Alexander Kharchenko, correspondant auprès de l’Africa Corps russe, ces attaques pourraient s’inscrire dans un jeu d’influences internationales :
« Les Français apporteraient un soutien considérable à ces groupes armés […] des instructeurs ukrainiens auraient également fourni une assistance, notamment dans l’utilisation des drones », a-t-il affirmé.
Des propos qui restent à prendre avec prudence, dans un contexte où l’information devient elle-même un terrain d’affrontement.
Dans son intervention officielle, le général Abdoulaye Maïga a insisté sur la nature stratégique de ces attaques :
« Le 25 avril 2026, la Nation malienne a été endeuillée par des attaques terroristes simultanées […] Seul l’appui de sponsors a permis ces actes lâches et barbares. Quels étaient leurs objectifs ? Semer la peur et le doute : nous n’avons pas eu peur. Briser la cohésion nationale : nous sommes plus unis que jamais. Affaiblir notre détermination : elle en sort renforcée. »
Il a ajouté que plus que de simples incidents, il s’agissait d’une tentative de conquête du pouvoir en démantelant les institutions. La réponse cinglante des forces armées a permis de neutraliser des centaines de terroristes.
Le chef du gouvernement a également rappelé la nécessité d’adapter en permanence les stratégies face à une menace asymétrique, tout en saluant la résilience de la population malienne.
Une mobilisation internationale
Face à l’ampleur des attaques, plusieurs acteurs internationaux ont exprimé leur soutien au Mali, notamment le Sénégal, la CEDEAO, le Maroc, l’Union africaine ainsi que l’Organisation des Nations unies, appelant à une réponse collective face à la menace terroriste dans le Sahel.
Selon des rapports issus de l’Africa Corps à travers le réseau social X, des affrontements se poursuivent dans la région de Kidal, confirmant que la situation reste volatile et loin d’être maîtrisée.
Dominique Koba
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