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Éditorial : Le football, un spectacle unique !
21 janv. 2026, 23:31

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Le football est beau parce qu’il fait ressentir des émotions fortes. Il peut rendre fier, faire douter, provoquer la honte ou déclencher une joie incontrôlable. Lorsqu’il concerne les équipes nationales, il dépasse encore davantage le cadre du sport. Il touche à l’identité, à l’honneur et au rêve collectif.

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, disputée le 18 janvier 2026 à Rabat entre le Maroc et le Sénégal, en est un parfait exemple. Avant le coup d’envoi, la pression était immense. Pour le Maroc, jouer une finale à domicile signifiait tout gagner ou tout perdre. Pour le Sénégal, faisant partie des favoris du tournoi, il fallait confirmer son statut. Dans les tribunes, l’espoir se mêlait à la peur. Chaque supporter savait qu’une victoire apporterait une fierté immense, tandis qu’une défaite laisserait un goût amer pour longtemps. Mais personne n’aurait pu imaginer ce qui allait suivre. Nous sommes tous passés par tous les états, supporters d’une équipe ou de l’autre, ou simples amoureux du ballon rond. Il y eut d’abord la fierté de voir un match de grande qualité dans un stade plein. Puis le malaise face à certaines décisions répétées, semblant toujours aller dans le même sens. Il y eut aussi un sentiment de honte, face à l’injustice subie par l’une des équipes, mais également face à certains comportements contraires aux valeurs du football. L’incrédulité est venue ensuite, après la passe du buteur marocain au gardien sénégalais. Et enfin, cette impression qu’il existe une forme de justice dans le football, comme si un “Dieu du football” finissait par récompenser l’équipe qui le mérite le plus. C’est toute la force du football, et la raison pour laquelle il est le sport le plus populaire au monde. D’autres sports, d’autres formes artistiques ou culturelles peuvent aussi provoquer de fortes émotions. Mais le football possède une dimension unique. Et en Afrique, la Coupe d’Afrique des Nations occupe une place à part en matière de passion et d’émotions. C’est aussi pour cela que la décision de la CAF d’organiser désormais la CAN tous les quatre ans, au lieu de tous les deux ans, suscite autant de débats. 

Moins de compétitions, ce sont moins de moments de joie, mais aussi de peine. Cela signifie attendre plus longtemps avant de revivre ces instants uniques. Cette décision est difficile à accepter pour certains. Mais la rareté crée l’attente. Elle renforce l’importance de la CAN, qui sera encore plus attendue par tout un continent. Chaque match comptera davantage, et chaque victoire aura encore plus de valeur. La CAN est finie, vive la CAN… et vivement le retour de nos compétitions de clubs ! Benoît YOU

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